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Taxe sur le sucre dans le CCG – Tour d’horizon 2026

The Swiss Business Hub Middle East

25 févr. 2026

La fiscalité sur le sucre dans le CCG évolue. En janvier 2026, les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite ont introduit une taxe d’accise à plusieurs niveaux basée sur la quantité de sucre. D'autres pays applique toujours un régime forfaitaire ou envisagent des réformes. Ce guide propose un tour d’horizon de la réglementation dans chacun des six pays du CCG.

Le cadre réglementaire applicable aux boissons sucrées dans les États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) entre dans une nouvelle phase. Si la taxation des boissons sucrées est en vigueur dans plusieurs pays du CCG depuis des années, l'année 2026 marque un tournant structurel dans la conception et l'application de ces taxes dans le cadre de l’Accord sur le droit d'accise commun du CCG.

En janvier 2026, les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite ont remplacé leurs anciens modèles d'accise ad valorem à 50 % par des systèmes volumétriques à plusieurs niveaux, basés sur la quantité de sucre. Dans ces nouveaux dispositifs, la taxe applicable est calculée au litre et directement liée à la quantité de sucre pour 100 ml de produit fini consommable. Cette évolution marque un net abandon de la taxation basée sur le prix de détail et aligne davantage la politique fiscale sur les objectifs de santé publique.

En revanche, le Qatar, Oman et Bahreïn continuent d'appliquer des régimes d'accise à taux fixe. Dans ces marchés, les boissons sucrées sont généralement soumises à un impôt de 50 % sur le prix de détail, tandis que les boissons énergisantes restent taxées à 100 %. Des discussions sont toutefois en cours. Bahreïn examine actuellement un projet de législation proposant l'introduction d'un système échelonné basé sur la quantité de sucre, en ligne avec les récentes réformes régionales. Oman continue d'opérer sous un régime à taux fixe et a introduit des mécanismes de conformité supplémentaires, tels que des exigences de timbres fiscaux numériques pour certains produits soumis à accise, bien que les boissons sucrées en soient actuellement exemptées.

Début 2026, le Koweït n'applique toujours pas de taxe sur les boissons sucrées. Aucun système basé sur la quantité de sucre n'est en vigueur, et les discussions sur une taxe sélective plus large n'en sont qu'à leurs prémices, sans horizon de mise en œuvre.

Au niveau du CCG, un cadre d'accise commun révisé a été approuvé par le Comité de coopération financière et économique. La mise en œuvre reste néanmoins nationale : chaque État membre fixe son propre calendrier législatif, ses spécifications techniques et ses procédures administratives. Il en résulte un paysage régional composite, alliant systèmes échelonnés récemment adoptés, régimes forfaitaires existants et projets de réforme en cours d'examen.

Ce guide propose un tour d’horizon par pays de la situation réglementaire actuelle dans les six Etats (Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Qatar, Oman, Koweït et Bahreïn): champ d'application, taux applicables, exclusions et développements récents. Il donne ainsi un aperçu consolidé et actualisé.

Pour des informations détaillées sur les seuils, les catégories de produits et les spécificités nationales, nous vous invitons à consulter cette publication.

Suhail el Obeid

Suhail El Obeid

Senior Consultant Middle East

Zürich, Suisse

selobeid@s-ge.com

+41 44 365 54 72

Bastien Bovy

Consultant Middle East + Africa

Renens, Suisse

bbovy@s-ge.com

+41 21 545 94 99

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