Actualités

«Les PME doivent se montrer plus courageuses sur le marché international»

Les entreprises suisses sont actuellement tiraillées entre deux forces: d’une part, les marchés s’ouvrent sous l’influence de la mondialisation qui progresse, de l’autre, les tendances protectionnistes se multiplient. Dans ces conditions, comment les PME doivent-elles s’y prendre pour assurer leur expansion internationale? Daniel Küng, CEO de Switzerland Global Enterprise (S-GE), a débattu de cette question avec les partenaires stratégiques de S-GE (International SOS, AXA Winterthur, Credit Suisse (Suisse) SA, PwC, Data Quest et SERV) lors d'une table ronde.

Ghislain de Kerviler, directeur d’International SOS en Suisse: «Nous devons avoir le courage d’être différents!»
Ghislain de Kerviler, directeur d’International SOS en Suisse: «Nous devons avoir le courage d’être différents!»

Un modèle économique performant boosté par la mondialisation 

La société International SOS a tout à gagner des avancées de la mondialisation. Cette société multinationale qui possède des bureaux à Zurich et à Genève offre aux entreprises des services de soins, de conseils médicaux et de services de sécurité destinés aux voyageurs. «Grâce à la mondialisation la mobilité s’accentue et les PME envoie des collaborateurs aux quatre coins du monde», explique Ghislain de Kerviler, directeur général d’International SOS en Suisse. «Ce phénomène nous a poussé à améliorer rapidement notre modèle d’affaires de façon à mieux nous démarquer d’éventuels concurrents.» International SOS a ainsi misé sur le numérique pour être en mesure d’informer ses clients rapidement et avec professionnalisme partout sur la planète en cas de sinistres.»

Sur le marché international, il faut avoir le courage d’être différents! 

La mondialisation progresse, mais les différences culturelles demeurent 

La mondialisation n’induit pas seulement une ouverture des marchés, elle provoque aussi une adaptation des normes. Ghislain de Kerviler précise que les différences entre les pays et entre les populations s’estompent. Il n’en reste pas moins qu’en matière de santé de grandes différences subsistent: «Le système de santé s’est considérablement amélioré dans certains pays, mais les différences culturelles demeurent. Les systèmes de santé sont complètement différents en Chine, aux Etats-Unis ou en Afrique.» Selon lui, les entreprises ont tendance à sous-estimer ces différences parce que les économies se mondialisent. 

Les PME suisses doivent avoir confiance en leur propre valeur sur le marché mondial

International SOS n’est pas directement touchée par les tendances protectionnistes, et elle a plutôt intérêt à ce que ses clients opèrent à l’international. Même si les challenges sont parfois nombreux – multiplication des obstacles commerciaux, durcissement de la concurrence ou pression sur les prix – le potentiel des PME suisses reste grand: «Elles peuvent capitaliser sur le label suisse qui est synonyme de précision, de qualité et de sécurité.» Et le directeur de la succursale helvétique d’International SOS de donner un exemple: «Les entreprises suisses ne peuvent pas rivaliser avec la concurrence sur le seul produit. Prenons l’exemple des vis: produites à bas coût en Asie, elles s’achètent très facilement sur Internet. Pour réussir à vendre des vis, les entreprises suisses devraient les présenter dans un joli paquet de prestations.» De Kerviler est convaincu que les produits suisses sont toujours très appréciés et que le salut des entreprises réside dans leur capacité à offrir des prestations complémentaires, du moins en grande partie. Les entreprises suisses devraient aussi avoir plus de courage et se montrer plus sûres d’elles sur le marché mondial: «Les sociétés suisses doivent se convaincre de leur propre valeur et vendre beaucoup mieux la swissness». Les Suisses seraient beaucoup trop modestes. «Nous devons avoir le courage d’être différents!».  

 

 

 

Ghislain de Kerviler

Après des études d’économie à Paris, Ghislain de Kerviler a démarré une carrière internationale en Allemagne, puis au Benelux et enfin en Suisse. Il a travaillé dix ans à Zurich, d’abord chez Arthur Andersen puis chez KPMG Suisse comme associé.

En 2009, il est entré chez International SOS en qualité de directeur général. Après trois ans de réformes pour redresser l’entreprise, la Suisse a été choisie pour héberger le siège européen d’International SOS et Ghislain de Kerviler a été nommé Regional General Manager Sale and Marketing Europe avec sous ses ordres 16 bureaux de ventes.  Depuis juillet 2017, Ghislain de Kerviler cumule les rôles de responsable européen et de directeur du marché suisse. 

Sur le plan opérationnel, il était responsable de la Incident Management Team à Malte pendant le Printemps arabe. À ce poste, il a joué un rôle clé dans l’évacuation par avion et par bateau de 1500 clients d’International SOS à Tripoli et Benghazi (Libye), grâce à sa collaboration avec les centres d’assistance d’international SOS, les autorités locales, les services gouvernementaux et une équipe de dix personnes sur place.

 

International SOS

International SOS est un prestataire de soins, de conseils médicaux et de services de sécurité destinés aux voyageurs. Elle compte un réseau de plus de 1000 bureaux dans 92 pays, 26 centres d’assistance et 67 cliniques de soins ambulatoires. Elle intervient en cas de maladie, d’accidents, de troubles civils et d’autres événements survenant à l’étranger. Elle emploie plus de 11 000 salariés, dont 1400 médecins, 200 experts en sécurité et autres spécialistes qui interviennent jour et nuit pour assurer la sécurité des clients. Les solutions de prévention et d’intervention d’urgence développées par la société incluent la fourniture de soins médicaux selon les plus hauts standards internationaux. International SOS compte parmi ses clients des entreprises, des gouvernements, des organisations non-gouvernementales et des associations.   

Autres articles sur la thématique du libre-échange et du protectionnisme issus de la table ronde des CEO

Andreas Gerber, responsable Affaires PME Credit Suisse (Suisse) SA: «Aucun pays n'est mieux armé que la Suisse pour agir à l'échelle internationale»

Dieter Gosteli, responsable Corporates chez AXA: «Le protectionnisme compromet la compétitivité»

Stefan Räbsamen, Markets Leader chez PwC: «Le protectionnisme met en péril l’économie et la prospérité»

Dave Gleixner, membre de la direction de Data Quest: «La mondialisation nous ouvre de nouvelles perspectives»

Peter Gisler, directeur de la SERV: «Nous ressentons l’effet des mesures protectionnistes au niveau des grands projets d’infrastructure à l’étranger»

 

Dossier «Croître à l'international entre mondialisation et protectionnisme

 

Am diesjährigen CEO-Roundtable von Switzerland Global Enterprise (S-GE) diskutierten die strategischen Partner von S-GE zu den Herausforderungen im Welthandel.

Partager
Comment souhaitez-vous être contacté ?

Partenaire Premium

Partenaires stratégiques

Partenaire institutionnel

Programme officiel