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Education. Pourquoi les universités suisses sont en si bonne place dans le classement de Shanghai

Le classement de Shanghai, qui consacre tous les ans les meilleures grandes écoles du monde, a placé 5 universités suisses dans le top 100. Une prouesse tant la compétition est relevée. L’université de Bâle réintègre la liste (95e), l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) se classe 76e tandis que les universités de Zürich et de Genève figurent aux 58e et 60e rangs. Enfin, l’école polytechnique fédérale de Zürich (EPFZ) reste la meilleure école d’Europe continentale, à la 19e place. Voici pourquoi ces établissements, particulièrement tournés vers les entreprises, sont si performants.

Université de Saint Gall
Université de Saint Gall

Ce n’est pas vraiment une surprise pour qui connaît bien les mécanismes de l’éducation et de la formation en Suisse et leur quête constante de l’excellence. En trustant cinq des cent premières places du classement mondial de Shanghai, les établissements suisses confirment la vitalité et la pertinence d’un système bien rôdé, dans lequel l’autonomie des universités, la concurrence, la concentration des moyens sur un petit nombre de structures et le goût inné pour l’innovation constituent quelques-uns des fondamentaux. Chacune à leur niveau, les universités de Bâle, Zürich et Genève, ainsi que les Ecoles polytechniques fédérales de Zürich et de Lausanne répondent favorablement aux différents critères du classement : nombre de médaillés Fields ou Prix Nobel parmi les chercheurs ou anciens élèves, citation des chercheurs dans leur discipline, quantité de publications dans les revues prestigieuses… « Clairement, la forte internationalisation de nos universités, ouvertes à la collaboration et capables d’attirer des étudiants et des chercheurs du monde entier contribue à leur notoriété et à leur classement », témoigne Beatrice Ferrari, Cheffe suppléante des relations internationales au sein du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation.

Tout un système éducatif porté par ces distinctions

En élargissant le spectre, il apparaît également que si ces cinq établissements sont ainsi mis en lumière, c’est bien le système éducatif suisse, d’une façon plus large, qui est plébiscité. « Le système d’apprentissage, qui combine formation en entreprise et à l’école est très bien développé en Suisse », confirme Beatrice Ferrari, « deux-tiers de nos jeunes choisissent cette voie après la scolarité obligatoire, bénéficiant ainsi d’une formation pratique de qualité, adaptée aux besoins du marché du travail». Les entreprises ont ainsi accès à des profils particulièrement opérationnels et qualifiés. Un constat qui se vérifie également pour ceux qui poursuivent des études supérieures, au cours desquelles des stages en entreprise sont souvent prévus.

Dans ce contexte d’intérêt bien compris, les universités suisses et les entreprises installées dans la Confédération helvétique ont noué des relations fortes. Outre la qualité de la formation et l’ouverture à l’international de leurs futurs collaborateurs, les entreprises apprécient également la culture d’innovation largement distillée dans ces établissements et leurs laboratoires. « Les coopérations sont très fréquentes entre les PME ou multinationales et les hautes écoles », confirme Beatrice Ferrari. Une situation dont chacun tire parti : « Les hautes écoles tirent un profit notable de leur collaboration avec les entreprises, surtout s’il s’agit de multinationales. Ces coopérations ont des effets bénéfiques sur leur impact social, ainsi que sur la qualité de l’enseignement et de la recherche (…) sans compter de nombreux gains de réputation, précieux pour l’établissement », rappelle ainsi le rapport Recherche et Innovation en Suisse-2016, du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR).

S’installer à proximité des campus

Il s’agit là de quelques-uns des facteurs qui expliquent la performance des universités et grandes écoles suisses dans le classement de Shanghai. Quelques-uns des paramètres à connaître pour les entreprises françaises qui souhaitent investir, se développer et recruter en Suisse. L’enseignement supérieur y sera, pour elles, un partenaire incontournable. Elles pourront même trouver, selon leur projet de collaboration en R&D et leur spécialité, un toit à proximité directe de l’une des universités, sur l’un des nombreux sites du Parc suisse d’innovation.

Selon leurs ambitions et leurs besoins, les entreprises françaises pourront commencer par recruter des collaborateurs capables d’évoluer dans des environnements à forte culture internationale et d’innovation. A ce titre, les nombreuses foires de l’emploi organisées directement dans les universités sont une bonne occasion pour se faire connaître, les rencontrer et repérer ses futurs collaborateurs ou stagiaires. Il reste donc aux investisseurs français à déployer des talents de séduction pour attirer les jeunes diplômés issus des universités du classement de Shanghai ou pas, d’autant plus que la concurrence est bel et bien là entre les recruteurs.

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