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Vivre et travailler en Suisse. Quelques clés pour une bonne intégration

Vivre et travailler en Suisse. Cette perspective présente, à bien des égards, une foule d’avantages et une promesse de bonheur : qualité et confort de vie, douceur et sécurité, courtoisie des Suisses… A condition d’accepter certaines règles et coutumes du pays et de ne pas y arriver comme on le ferait en terrain conquis.

Vivre et travailler en Suisse
Vivre et travailler en Suisse, une promesse de bonheur ! A condition d’accepter certaines règles et coutumes du pays helvète.

La Suisse s’offre à vous. Verte et montagneuse, dynamique mais apaisée… La Confédération Helvétique cultive depuis toujours sa douceur de vivre, doublée d’un rapport au temps différent de celui que l’on peut trouver dans le reste de l’Europe. Ne pas se hâter y est considéré comme le meilleur moyen de réussir ses projets et d’aller plus loin. Largement décentralisé, le pays a aussi fait de sa diversité culturelle - celle de 26 cantons aux histoires, traditions et même aux langues différentes qui se sont fédérés de par leur propre volonté - un atout majeur de créativité et d’attractivité, en acceptant les différences et en respectant les plus petits que soi.

Démythifier la Suisse

Une superbe carte postale mais qui impose tout de même de connaître quelques règles de vie, us et coutumes pour qu’une intégration en Suisse, pour y vivre ou simplement pour y travailler, soit réussie. Auteur du livre Travailler et vivre en Suisse, fondateur en 2007 du site web et du blog du même nom, le Français David Talerman a vécu 8 ans dans le Canton de Vaud (Lausanne) avant de se réinstaller en France. Il travaille aujourd’hui toujours en Suisse, à Genève, dans le digital. Une double expérience d’immigré et de travailleur frontalier qui lui offre une bonne connaissance de ces deux « statuts ». « Mon blog a pour objectif d’expliquer aux Français qui veulent travailler ou s’installer en Suisse ce qu’il faut faire et ne pas faire quand on y arrive, mais aussi de démythifier un peu le pays », explique-t-il.

Communauté vs Individualité

D’emblée, il alerte sur un travers qu’il a souvent constaté chez les Français arrivant en Suisse romande : « On y parle français, l’architecture fait parfois penser à nos grandes villes françaises et beaucoup arrivent avec le sentiment d’être encore en France alors qu’il faut absolument enlever toute arrogance, prendre en compte les subtilités locales qui passent par un tempo différent, une culture du travail qui n’est pas la même, etc. ». Parmi les différences avec la France, l’une des plus notables réside dans le mode de fonctionnement des groupes d’individus : plutôt basé sur le travail en communauté en Suisse, où l’on aime jouer collectif, alors que les Français ont souvent été éduqués dans le culte de l’individualisme. « Les Suisses définissent le succès d’un projet dans sa dimension collective et de durabilité, tandis que les Français vont chercher la dimension individuelle et l’instantanéité du résultat », rappelle David Talerman.

Un management plus participatif

A défaut de se plier à ce mode de fonctionnement, il convient d’en être conscient lorsque l’on vient travailler en Suisse, en particulier lorsque c’est pour prendre des fonctions de manager d’équipes locales. Le management y est, du coup, nettement plus participatif qu’en France et les décisions sont le plus souvent collectives, partagées avec toute l’équipe. Elles peuvent être un peu plus longue à venir là où, en France, on se fie également beaucoup à son intuition et où le temps de la décision peut être nettement plus court. « En Suisse, chaque scénario et conséquence sont étudiés avant toute décision, alors qu’en France, on va en écarter certains pour se focaliser sur ce qui semble être essentiel, le plus probable. Le revers de la médaille, c’est que le moindre grain de sable peut être bloquant alors que côté suisse, il aura été prévu », témoigne David Talerman, « l’idéal est finalement de constituer des équipes mixtes franco-suisses pour le meilleur des deux cultures ! ».

Dans la vie de tous les jours

Au quotidien, habiter ou travailler en Suisse, c’est aussi accepter de se fondre dans un environnement culturel différent. Accepter d’utiliser un vocabulaire légèrement différent, ce qui peut être apprécié des locaux. C’est prendre l’initiative d’aller à la rencontre des habitants, d’aller par exemple aux afterworks qui sont l’occasion de rencontrer des professionnels dans un autre environnement que celui du travail. Autant de démarches dont sont coutumiers ceux des Français qui sont habitués aux expatriations et qui ne seront donc pas surpris en Suisse.

Liens d’intérêt :

https://www.s-ge.com/fr/publication/fiches-dinformation/marche-du-travail-en-suisse

https://www.travailler-en-suisse.ch

https://blog.travailler-en-suisse.ch

http://www.ccifs.ch/activites-club/publications/guide-affaires-ou-ne-pas-faire-en-suisse/

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